Quelques questions au Père Jean-Marie Aubert, nouveau responsable de l’église Saint-Joseph des
Carmes, et prêtre accompagnateur de
l’aumônerie…
Père
Jean-Marie, pouvez-vous nous parler de votre parcours comme
prêtre?
Je
suis prêtre depuis 40 ans, j’ai été ordonné pour le diocèse
de Paris et celui d’Antsiranana (Diego Suarez) à
Madagascar. Depuis mon ordination, j’ai passé 20 ans à Paris,
et 20 ans à Madagascar. Comme pasteur, j’ai été prêtre
de paroisse, mais aussi enseignant et chercheur en
anthropologie et en théologie, vice-recteur de l’Institut
Catholique de Tananarive, avec une attention particulière au
dialogue œcuménique. J’ai aussi enseigné à plusieurs
reprises à l’Institut catholique de Paris la théologie
de la mission.
Et
avant d’être prêtre, qu’avez-vous fait?
Avant d’être au séminaire, j’ai étudié les
sciences naturelles à Orsay, et j’ai fait mon
service national comme enseignant
de sciences naturelles dans un lycée de Madagascar. De là le
désir de mettre en relation les
deux diocèses. Dans les années 60, j’ai été aussi responsable
des compagnons chez les Scouts de
France au Bon Conseil (près de l’Unesco).
Quelle sera votre mission à Saint Joseph des Carmes, et à
l’ICP?
D’une part, je serai responsable de l’église
Saint-Joseph des Carmes, lieu historique,
fécondé par
l’installation des religieux Carmes réformés il y 400 ans,
lieu qui a connu le martyr de plus de 100 prêtres, religieux et laïcs en 1792, lieu qui
abrite la tombe de Frédéric Ozanam, fondateur des conférences Saint-Vincent de Paul et
précurseur de la doctrine sociale de l’église, lieu fort en spiritualité, partagé
entre l’Institut Catholique de Paris, le séminaire
des Carmes et le
quartier.
Par
ailleurs, je serai le prêtre accompagnateur de l’aumônerie de
l’ICP, fréquentée par les jeunes étudiants. J’essaierai de
m’initier à la vie des jeunes en
Europe aujourd’hui, en collaboration avec les responsables
adultes et jeunes de l’aumônerie,
pour proposer la foi au
cœur de l’ICP par des initiatives de formation, des
célébrations, etc… Je serai en lien avec la vie étudiante, dans le contexte de
la vie sociale actuelle, avec ses défis, pour un témoignage évangélique aujourd’hui en
communion avec l’Eglise de Paris,
avec une insistance
particulière sur la solidarité avec les pauvres, à laquelle nous
invitent tout spécialement Frédéric Ozanam, et la campagne «Paroisses
en mission » du diocèse de Paris.
Comment avez-vous accueilli cette mission, que vous a
confiée le Cardinal Vingt-Trois?
Je
l’ai accueillie comme une marque de confiance du Cardinal
Vingt-trois et des Evêques auxiliaires de Paris, pour continuer le travail à la
suite du Père Emmanuel Coquet.
J’aurais pu être
appelé à m’insérer ailleurs dans le diocèse de Paris après ce
dernier séjour de 4 ans à Madagascar, mais mon passé d’étudiant et
d’enseignant « intermittent » à l’ICP peut
faciliter mon service de
l’aumônerie et de l’église Saint Joseph des
Carmes.
Vous
arrivez directement de Madagascar pour vous retrouver en plein
cœur de Paris avec les étudiants de la Catho, quel effet
cela vous fait-il?
Changement de continent, de contexte, de climat, passage
d’une ville moyenne de Madagascar à une grande ville comme Paris….
Voitures dans les rues, nombreuses grandes surfaces, numérique, internationalité dans le
métro… Mais partout, à Madagascar ou à
Paris, des hommes et des
femmes, des jeunes, des enfants qui ont besoin pour vivre de pain
et de vérité…